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Partage d'infos Vendredi 20 mars, Un peu avant l'heure, c'est le Printemps pour les « Camions du Partage » qui après s'être faits « stickés » aux couleurs de nos partenaires...ont fière allure sur le parking Pôle Sud -Basse Goulaine . Quelques curieux cèdent au charme des sirènes bretonnes et rejoignent « Les Camions du Partage » pour écouter Gilles Servat et Raymond Roncey ( le routier chantant) Samedi 21 mars La Beaujoire montre à ceux qui en doutait encore que Nantes est bel et bien bretonne...voire capitale de l'humanitaire en ce jour de fête. Un grand merci à tous ceux qui sont venus fêter l'aventure des camions du partage (famille , copains, sponsors, presse et télé)... On a repéré les absents ...Tous les absents!!!
Après les discours de BPE (finances), HAI (frêt médical), CSO (logistique), Jean TIGANA (parrain de la mission) et de la mairie de Nantes, Aziz et ses musiciens togolais donnent la note africaine au convoi qui démarre à l'heure...Si, si si. Objectif affiché: passer la frontière espagnole avant minuit... Première mission accomplie. Dimanche 22 mars Traversée de l'Espagne, soleil au programme. Légers nuages mécaniques, « le bus du partage » a quelques soucis de batterie . Le camion d'assistance veille..Ouf! Dans le bus, il y a les cubis! . Lundi 23 marsApproche de l'embarcadère d'Algéciras. Les 4X4, les voitures et les ambulances peuvent embarquer pour la traversée de la Méditerranée. La figure de proue d'HAI voit la porte du ferry se refermer devant ses roues...Oups Les camions restent à quai également...
Voilà ,les « camions du partage » désolidarisés par les autorités espagnoles...
« On se retrouve à 21 heures à Tanger » lance confiante Yveline Sauvourel... L'Espagne ne l'entend visiblement pas de cette oreille et demande aux ambulances de revenir par le prochain ferry. Les 4X4 d'assistance et de logistique « le club des Oui-Oui » continuent la route vers Larache au sud de Tanger. Sur le ferry, l'humeur est à la détente « la croisière s'amuse », capitaine Stubbing au rapport.. Chez les « Oui-oui » on reçoit comme une bonne nouvelle, que l' embarquement de tout ce petit monde se fera à 19H30.
Effectivement sur le ferry, chacun prend ses quartiers.. le bateau bat désormais pavillon « Camions du Partage »..... Pour certains la traversée aura durée 15 heures... Dis c'est encore loin le Maroc? Tais toi et rame... Quelques miles...quelques formalités et le tour est joué (pas tout à fait) Minuit, c'est l'arrivée à Tanger... Et une première nuit dans le port. Pas de réelle surprise.... l'hospitalité douanière est connue de tous.
Quelques 4X4 restent confiants pour les attendre à Larache pendant que les CSO partent sur Marrakech pour organiser le ravitaillement. Côté ravitaillement justement, à Tanger le « Bus du Partage » se transforme peu à peu en bureau ministériel où HAI et CSO rivalisent d'ingéniosité pour contourner, retourner, détourner et séduire la douane. Après la logistique et les formalités le car se fait « open bar » et l'odeur de la terrine de Campagne et du vin en fait plus pour les rapports franco-marocains que toutes les négociations. Côté douane, c'est pas la même histoire... Seuls Serge et Pascal ( C9 pour les initiés) sont autorisés à prendre la route.. .Le fait qu'ils aient le seul camion de dons pour le Maroc y serait il pour quelque chose???Ils dormiront à Larache avant de rejoindre Marrakech le lendemain.
Mercredi 25 mars. Quelques 4X4 sont à Marrakech afin de conduire le groupe de jeunes malentendants alors que trois autres restent à Rabat pour contacter l'ambassade du Mali afin de trouver une solution au problème de douanes des véhicules toujours bloqués à la douane.. Merci Edith, Philippe et les autres Coup de chapeau à Patricia, Yveline Marcel et Hervé pour avoir adopter la zen attitude et la pensée positive... Coup de chapeau à Clody et Gaël qui n'ont pas perdu de vue l'objectif des jeunes malentendants à Agadir et ont optimisé leur séjour. Coup de chapeau encore aux « Oui-oui » qui se reconnaitront et qui dans l'ombre ont mené à bien leur mission d'assistance pour un groupe quelque peu dispatché.
Et Chapeau Bas pour les routiers qui ont su rendre le port de Tanger convivial et amical par des mots, des conneries des coups de gueule et des coups à boire... Si le record de séquestre à Tanger est de huit jours, c'est avec vous que nous souhaitons le battre. A 13 heures, les ambulances et le bus sont dehors... Passage à Larache pour « récupérer » les âmes solitaires et chacun trace vers Marrakech pour les Jardins d'Issil , considérés comme une Terre Promise. A 19 heures, les camions et les « têtes pensantes » quittent Tanger... A 22 heures, les jardins se font Terre d'Asile et le groupe se retrouve autour d'un couscous et d'une danseuse du ventre. Chacun , même l'on ne connait pas vraiment est heureux de revoir l'autre. Les « Camions du Partage » c'est cela aussi: un groupe fédéré autour d'une idée commune: aller vers l'autre!!!
Les camions eux n'arriveront pas avant 5h du mât... Jeudi 26 mars Les Oui-oui reprennent la main ,l'assistance et la tête du convoi..... Courses à Mzoudia ..Puis les fourneaux..Efficacité, rapidité.... Une âme de bédouin sommeille en chacun et le système D n'est jamais loin.
Plus sérieusement, ils ouvrent la route pour Agadir où le convoi est attendu à 17 heures pour une cérémonie de bienvenue. L'école et les enfants attendent le matériel.
Une journée placée sous le signe de l'émotion « il s'agit quand même de la première livraison des camions »assurée par Sergio et Pascal. « Les camions du Partage » laissent à l'association, du matériel , des supports pour étudier et plusieurs chambres complètes qui permettront l'hébergement de certains enfants (trop éloignés) .
Fatima, l'éducatrice du centre souligne l'importance des dons dans l'éducation et la prise en charge des enfants. Considérés comme « anormaux », ces enfants sont mis au banc de la société et parfois même exclus par leurs propres familles souvent en détresse morale et sociale (illétrisme associé à peu ou pas d'emploi).
Dans le centre, les enfants accueillis depuis près de 10 ans évoluent, étudient et apprennent des activités manuelles. L'objectif affiché de l'association est d'insérer les enfants et de les préparer à un métier.
Sur place, l'accueil des « Camions du Partage » est royal (goûter préparé par les enfants).Le départ est difficile; on laisse les enfants , Claudie et Gaël pour une fin de séjour qui leur réserve encore bien des surprises.
Pendant ce temps, le reste du convoi est sur la route pour rejoindre Tiznit.
Dans les CB un message retentit « panne » medey medey (pas à ce point).. .Claude et Marco sont en carafe ( vanne d' air)??? Serge , Bernard et leur bolide volent à leur secours. Preux chevaliers discrets (disent-ils).Ils évoquent aussi de l'ordre. Un 40 tonnes qui ne se remarque pas et ordonné..Tiens tiens..Ca se saurait!!!.Et font route vers Agadir...On les retrouvera plus tard.
Les Camions du Partage c'est aussi et surtout la solidarité.
Vendredi 27 mars
Départ pour Laayoune. Son climat, ses marchés, ses travaux et ses pêcheries... Le Road book prévient « carburant détaxé à Tan-Tan ».... La ruée vers l'or!!!Une ruée qui ne fait la fortune de personne.... Plus de carburant. Explication: le Maroc se met au carburant vert (plus propre . Merci Bernard). La livraison n'a pas été faite... Arrivée à Laayoune sans encombre; il s'agit de rattraper le temps perdu à Tanger (on grapille peu à peu).
A Laayoune, les « saint bernard du convoi » rejoignent le groupe. Camions du Partage au complet et au rapport...
Samedi 28 mars
Huit jours que nous sommes partis et les « oui-oui » nous font le coup de la panne d'essence (de gaz oil pour les puristes...n'est ce pas Hervé?). On se demande si on va les garder...Le camion assistance se fait poste à essence. Si si, peu à peu sur un parking, les 4X4 se mettent en ligne . Michel et Mathias jouent aux pompistes. Et dire que leurs familles les croient sur la route!
L'étape est longue et rapproche le convoi de la frontière mauritannienne. Dernière nuit marocaine à Barbas. 4100 km de parcourus... A l'heure de l'apéritif, le bus du partage tient son rôle d'Open bar et les « barmens » recueillent les confidences de comptoir. Au passage Raymond nous offre quelques notes de saxo... Elle est pas belle la vie???Et juste pour votre plaisir: le dernier coucher de soleil sur le maroc...
Dimanche 29 mars
Départ un peu tôt pour être les premiers à la frontière....Raté! Déjà une file d'attente...
On commence à connaître...Et déjà la vie du convoi s'organise. Café philo , chez l'un; art- thé show chez l'autre ... Les Oui Oui préparent un somptueux petit déjeuner...Auraient ils des choses à se faire pardonner? Lecture, jeux de carte, bronzette, sieste...Entre la frontière marocaine et la frontiere mauritanienne 4Km parcourus en 8 heures (pas de doute...on accumule les records) et avec le sourire..
Les camions traversent le "no men's land entre Maroc et Mauritanie" L'arrivée sur Nouakchott se fera dans la nuit...Les Camions du partage sont fêtés par le maire de Bareina . Repas, musique
Lundi 30 mars Réveil difficile pour Vercingétorix (le beau Serge) qui se fait charrier .. .Il a établi un record personnel et fait une découverte importante "le semi n'est pas tout terrain. Dans le sable il s'enlise". Les photos sur le sujet sont censurées. Les carmions déchargent , les dons récoltés par HAI durant ces deux dernières années. Aux dons des associations, entreprises etc...se mêlent les dons persos amenés par l'équipage du convoi.
Vu le temps perdu sur Tanger et au péage entre le Maroc et la Mauritanie, il s'avère impossible d'envoyer un semi à Bareina. A Nouakchott, le maire de Bareina assiste donc au déchargement des semis par les membres d'hôpital assistance international dont Daniel Jannée (en charge du matériel de pointe qui reviendra installer et former ) qui s'inquiète de voir « ses » précieux objets déchargés avec peu de moyen et beaucoup de frayeur. Pas d'inquiétude, quelques bobos mais le matériel est entreposé sur deux sites.. Pendant ce temps, les copains (quand même) se la coulent douce en bordure de mer (baignade, shopping etc..Yann,Bruno et Cédrick (Les Pieds Nickelés, merci JB) confondent même partie de pêche et conduite du semi ...A deux doigts de lancer une recherche en mer pour les ramener sur le droit chemin... JB, super Oui Oui (encore lui ) explique « quand on cherche un homme en bord de mer, il faut aller du côté des pêcheurs ». Sans commentaire
Nouvelle nuit de repos....Et la satisfaction pour tous d'avoir accompli une partie de la mission
Mardi 31 mars Autant le dire tout de suite, ce jour n'est pas comme les autres «CLAUDE A 50 ANS » ...Nous quittons Nouakchott en empruntant la « route de l'Espoir ». Sur la route, rien à signaler.... Paysages magnifiques, températures agréables, équipe reposée...
Fin de journée, les Oui Oui se muent en abeilles hyperactives et montent un bivouac désormais répertorié dans le guide des meilleurs tables et animation... A recommander aussi pour vos cérémonies, fêtes en tout genre. Sous des guirlandes lumineuses les tables sont dressées (olives vertes, noires petits gâteaux) ,l'apéritif est servi. Raymond installe sa sono , son saxo...le ton de la soirée est donné et la Bretagne n'est jamais loin (nous noterons toutefois la présence de deux Bordelais dans le convoi).
Le saxo entame un « happy birthday mister Claude ».. .champagne, cadeau et feu d'artifice dans le désert... S'il a une pensée émue pour les copains qui passeront ce soir chez lui pour rien, Claude reconnaît qu'il se souviendra longtemps de ses 50 ans... Et nous alors!. Zorba (Xénophon) nous fait danser le sirtaki, Pierre à l'harmonica et Raymond au saxo entendent Le loup , le renard et la Belette... tandis qu'Hervé pousse la chansonnette.
Pour cet anniversaire king size, Gérard a mis les petits plats dans les grands (confit de canard )...Pour vos réservations contactez le site.
A noter également que cette soirée marque un tournant dans la vie de Thérèse qui passe ici sa première nuit dans une toile de tente..
. Mercredi 1er avril Lever 6 heures, départ 8 heures.. .La route de l'Espoir se transforme en route du partage quand les camions déposent du mobilier scolaire (bancs et tables) dans un petit village.
Une expérience particulière pour Guislaine qui apprend (comme d'autres) à ses dépens que « les crayons de couleurs c'est non. Pas Bic, pas bien » lui dit la petite fille en refusant les crayons de bois. Un peu plus loin, Gildas se fait pédagogue croquis sur le sol à l'appui « nous sommes de France. Nous sommes des berbères de Bretagne » 45 degrés annoncés.
Arrivée à la frontière : 16 heures....Douane, police mauritanienne... douane police malienne .Les chanceux partent à 19 heures, les autres à 20h.. A la douane chacun organise son temps à sa manière. JB (Oui-oui) observe l'effet d'un clou dans une roue de 4X4
Un autre...se la coule douce. Le chef ne dort pas, il réfléchit.
On est au Mali....Le Bus qui n'en revient pas lui même a atteint le Mali...et Dédé a le coeur gros à l'idée de s'en séparer. Les camions sont accueillis et fêtés comme des rois à Koungo
Musique et chants traditionnels. Edith et Guislaine entrent dans la danse.. Quelques heures plus tard, le convoi s'endort avec le chant des ânes, des chêvres , des chiens...
JEUDI 2 AVRIL
Réveil en douceur ….Dans le village, c'est l'attente. Le Bus du partage organise une distribution improvisée de jus d'orange , lait , fruits et gâteaux...
Tandis qu' HAI commence l'installation du poste de santé, une partie du convoi se rue déjà vers BAMAKO . Sur place , dans le village de Koungo les habitants rivalisent de gentillesse pour que nous découvrions leur habitation, leurs coutumes.
Un peu plus loin dans le village on découvre la cohabitation étonnante des crocodiles et des enfants qui jouent et se lavent dans la mare....
De l'autre côté du village (arbitrairement coupé en 2 par la route) enfants et parents repèrent le lit d'examen déjà monté et s'installent pour la consultation.
Le docteur Daniel et quatre infirmières (dont trois improvisées) assurent les premières consultations …
Dernière halte dans le village pour distribuer le mobilier scolaire.
Et déjà, le départ pour Bamako où les camions du Partage sont attendus pour une réception officielle. Yveline et Edith restent en arrière pour régler quelques soucis de douane et Hervé a filé sur Bamako pour veiller à la réparation du camion d'assistance (embrayage)... Un temps record pour effectuer les 400 kilomètres restants... A l'arrivée à Bamako, douche froide pour les camions qui se voient "refouler" aux portes de la capitale Malienne... "Le convoi ne peut pas traverser ...Certains camions se voient même obligés de rester en zone de dédouanement . Positiver! Le matériel est à bon port. La fondation Tigana est présente pour nous accueillir et l'accueil que nous réserve la population est incroyable... Josiane et Thérèse avouent même s'être pris au jeu du salut "made in Queen Elisabeth II".
Les discours....et Traoré qui fait des Camions du Partage "Les Guerriers de l'humanitaire" au cours d'un discours qui fera date dans nos mémoires "vous auriez pu choisir l'Egypte, vous auriez même pu aller dans les pays de l'Est....mais vous avez choisi le Mali. Vous êtes ici chez vous".
La fête est belle, les mots sonnent justes et sincères mais l'équipe regrette l'absence de plusieurs de ses membres.. Notre Spielberg a filmé l'intégralité de la réception.... Autre regret le bus n'a pu fêter son arrivée à Bamako comme prévu...Le champagne était prévu ... Vendredi 3 avril Sur la zone de dédouanement, il s'agit de trier, de transvaser dans un unique camion les colis ici et là... 40 degrés et plus. HAI est sur le pont, les "camions " également car c'est pour eux le grand jour "la remise des clés" à la fondation Tigana.
Il y a ceux qui déchargent sans relâche... Une pause "pique nique" dans le camion-frigo (merci). Et il y a celles qui soutiennent et adoptent les coutumes du pays pour s'installer sur le sol...
A 17 heures, les "convoyeurs du partage" remettent les clés des camions et du bus à la fondation Tigana ...mission accomplie!
De son côté , Clément partage quelque chose qui n'a pas de prix... Son temps et sa patience pour initier ses nouveaux copains à l'art du jonglage.
Le soir venu, CSO et HAI invitent toute l'équipe à dîner , aux chandelles, sur les bords du Niger.
Pierre et Raymond ne résistent pas longtemps à la tentation de chanter l'hymne breton. Demain , les chemins se séparent. Certains rentrent sur la France, d'autres vont à la découverte du Pays Dogon mais une chose est certaine: "les camions du Partage resteront dans nos mémoires et nos coeurs"... Ne l'oubliez pas "nous sommes des guerriers de l'humanitaire". Bamako , le vendredi 3 avril. |
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